Illustration d'une camgirl en train de faire une sex cam en direct
Illustration signée Agathe

(Découvrir son travail : Faites l’amour)

Les sujets consacrés aux «camgirls» se multiplient dans les médias français depuis quelques mois et le grand public découvre l’univers, encore très confidentiel il y a un an ou deux, de la «sex cam», pratique dérivée de la pornographie traditionnelle qui consiste à s’exhiber en direct devant des inconnus via une webcam connectée à internet. Le côté «girl next door» des webcameuses séduit de plus en plus de monde et plus exclusivement des hommes consommateurs de porno. Ainsi, il est de moins en moins rare de trouver des couples mais aussi des femmes seules parmi les spectateurs de ces exhibitions en direct durant lesquelles on peut interagir avec le modèle et les autres mateurs via un chat video.

Le modèle qui connaît un fort développement ces dernières années est celui dit du «freemium» ou «freecams» (que l’on trouve parfois traduit en français par «webcam gratuite») qui permet à tout le monde d’assister librement et gratuitement à la cam sexe de son choix sur des sites tels que Chaturbate, MyFreeCams ou encore Cam4. La camgirl compte alors sur la générosité d’une poignée de fans qui lui envoient des pourboires sous forme de jetons (tokens) pour la remercier et l’encourager à continuer son liveshow, à aller plus loin, à en montrer plus. On estime qu’environ 5% seulement des utilisateurs de ces sites achètent des tokens, mais heureusement pour les camgirls, les visiteurs sont si nombreux (4 millions par jour sur Chaturbate) qu’au final elles sont aussi de plus en plus nombreuses à pouvoir en vivre (certaines gagnent plusieurs milliers de dollars par mois). Si on met de côté la gratuité, qui attire évidemment beaucoup de monde, ce qui explique en partie le succès phénoménal rencontré par la freecam actuellement c’est le focus mis par ces plateformes sur la webcam amateur. Contrairement aux sites de liveshow traditionnel sur lesquels on trouve beaucoup de modèles professionnels (studios, pornstars…), les sites de freecams accueillent principalement des modèles amateurs des 4 coins du Globe, des États-Unis à l’Europe en passant par l’Amérique Latine et la Russie. Mais rassurez-vous, cet amateurisme de fait n’est nullement synonyme de médiocrité et, au contraire, cela nourrit la quête d’authenticité dont sont friands les adeptes de webcam sexe en live.

Considérant la démocratisation et le fort développement que connaît actuellement la sexcam, de la même manière que s’est imposée la « culture porn » (largement popularisée par le Tag Parfait, magazine en ligne référence dont plusieurs auteurs nous font l’honneur de contribuer au contenu de CultureCam.fr) on peut imaginer qu’elle suive le même chemin. C’est de ce postulat qu’est née l’idée de CultureCam qui se veut être le premier guide français consacré à la culture émergente de la sex cam !